Ce dimanche, à Bonneuil-sur-Marne, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour dire leur refus du racisme, de la xénophobie et de toutes les formes de discrimination.
À leurs côtés, près de 100 maires et élus, venus de plusieurs dizaines de collectivités locales, ont répondu présents. Des élus de sensibilités différentes, de gauche comme de droite, réunis autour d’une même exigence : ne jamais laisser le racisme s’installer dans notre société et ne jamais banaliser les discours de haine.

La présence de représentants des communautés arménienne, juive et musulmane, ainsi que de nombreuses autres composantes de notre République, a donné à ce rassemblement une portée particulière. Elle a rappelé ce que nous avons en partage : une République qui ne distingue pas ses citoyens selon leurs origines, leurs croyances ou leur histoire, mais qui les rassemble autour des mêmes droits, des mêmes libertés et des mêmes devoirs.

Ce rassemblement prend une dimension tout à fait particulière dans le contexte actuel. Avec le positionnement de l’Association des maires de France et la mobilisation d’élus de tous horizons, il constitue probablement l’un des premiers grands moments où la gauche et la droite se retrouvent ainsi côte à côte depuis les rassemblements qui avaient suivi les attentats de Charlie Hebdo.
Cette convergence n’efface évidemment pas les différences politiques qui existent entre les uns et les autres. Elle rappelle simplement qu’il existe des combats qui dépassent les clivages partisans. Le refus du racisme en est un.
Peut-être faut-il aussi voir, dans cette mobilisation, la résurgence d’une certaine idée de la République. Une République qui ne renonce pas à ses principes lorsqu’ils sont mis à l’épreuve. Une République qui refuse que la peur, le rejet de l’autre ou la désignation de boucs émissaires deviennent des réponses politiques ordinaires.
Il y a dans cette mobilisation quelque chose de profondément républicain : le refus de la xénophobie par des élus comme par des citoyens, et l’affirmation collective d’une limite morale que notre société ne peut accepter de franchir.
Car derrière les mots, derrière les polémiques et les affrontements politiques, il y a une réalité très concrète : le racisme blesse, discrimine, exclut et divise. Il atteint des femmes et des hommes, des familles, des enfants, des habitants de nos villes et de nos villages.
Face à cela, les élus locaux ont une responsabilité particulière. Dans les communes, au plus près des habitants, nous savons combien le vivre-ensemble n’est jamais acquis. Il se construit chaque jour, par les politiques publiques, par l’école, la culture, le sport, les services publics, mais aussi par notre capacité à nous tenir debout lorsque les principes fondamentaux sont menacés.
Le message était donc simple et puissant : nous ne voulons pas d’une République qui trie, qui oppose ou qui exclut. Nous voulons une République qui rassemble.
La Coopérative des Élu·e·s CRC salue cette mobilisation et appelle à poursuivre ce combat partout où cela est nécessaire.
Parce que lutter contre le racisme, ce n’est pas défendre une partie de la République contre une autre.
C’est défendre la République tout entière.








