Le mercredi 14 octobre 2026, Bernard Baudoux, maire communiste d’Aulnoye-Aymeries, séjourne en Palestine avec une délégation de l’association L’Aulne et l’Olivier, accompagnée de représentants religieux et européens. Les rencontres avec les jeunes de l’école de Taybeh, l’ancien patriarche latin de Jérusalem, puis les visites à Bethléem et à Ramallah témoignent d’un séjour placé sous le signe de la fraternité.

Le samedi 17 octobre au matin, le jumelage entre Aulnoye-Aymeries et Taybeh est officiellement signé, en présence de représentants des deux communes et d’un représentant du Vatican. Quelques heures plus tard, alors que la délégation participe à une récolte d’olives avec les habitants, des individus cagoulés et armés de barres de fer attaquent le groupe. Bernard Baudoux, qui porte son écharpe tricolore, est frappé, notamment à coups de barre de fer et de pied, puis projeté au sol. Des diplomates français, belges et polonais ainsi que des représentants catholiques sont également pris pour cible.
Le 18 octobre, la France condamne fermement l’agression. Cette chronologie révèle une réalité alarmante : ni les représentants de la République française, ni les diplomates, ni même les symboles de la souveraineté française ne sont à l’abri de violences en Cisjordanie occupée.
Nous exprimons notre solidarité totale avec Bernard Baudoux et toutes les victimes de cette agression. Les revendications portées par cette délégation étaient légitimes et pacifiques : faire la culture de Paix, faire vivre un jumelage, soutenir les habitants de Taybeh et construire des liens entre les peuples.
Le Quai d’Orsay a demandé l’arrestation des auteurs, leur traduction en justice et des mesures garantissant la sécurité des populations civiles et des missions diplomatiques. Il a également rappelé que la colonisation est contraire au droit international.
Ces exigences doivent être suivies d’effets. La France doit agir pour obtenir des sanctions européennes concrètes, jusqu’à la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, au regard des violations des droits humains, de la colonisation et de la politique d’annexion. La crédibilité de notre diplomatie se mesure à ses actes, pas seulement à ses communiqués.
À l’occasion des élections législatives israéliennes du 27 octobre, les yeux se tournent vers le « Hadash », coalition de gauche judéo-arabe dans laquelle agit le Parti communiste israélien. La tentative de la commission électorale d’exclure la Liste commune et le député communiste Ofer Cassif a illustré la volonté de l’extrême droite de faire taire les forces qui défendent l’égalité des droits, la démocratie et la paix. La Cour suprême a finalement annulé ces exclusions concernant la Liste commune et Ofer Cassif. Soutenir Hadash, c’est défendre celles et ceux qui refusent la haine, combattent l’occupation et la colonisation et portent la perspective de deux États souverains vivant en paix et en sécurité.
Face à la violence et à l’impunité, nous choisissons la solidarité, le droit international et la paix.








