Au congrès de l’USH, les élus de la Coop portent l’urgence du logement social

À l’occasion du Congrès de l’Union sociale pour l’habitat (USH), à Bordeaux, la Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens (CRC) mobilise son réseau autour d’un enjeu devenu central pour les territoires : le droit au logement et l’avenir du logement social.

Les propositions de la Coop sur la crise du logement

Près de 100 personnalités du réseau, dont une cinquantaine d’élus venus de toute la France étaient présents. Une mobilisation qui traduit l’importance prise par la crise du logement dans l’action quotidienne des collectivités. Avec près de 3 millions de ménages en attente d’un logement social et un taux de satisfaction des demandes passé sous la barre des 10 %, contre 26 % en 2015, le logement social concerne désormais largement les actifs et les classes moyennes comme les ménages les plus modestes.

La délégation de la Coopérative des élus CRC présente à Bordeaux illustre cette diversité territoriale. Elle est conduite par Philippe Rio, maire de Grigny et président de la Coopérative des élus CRC, aux côtés d’Antonin Cois, élu de Villejuif et président de Valdevy, de Raphaël Adam, maire de Nanterre, de Sophia Boutrith, présidente de Plaine Commune Habitat, de Joachim Moyse, maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, et d’Audrey Garino, adjointe au logement à Marseille.
Tout au long du congrès, cette délégation multiplie les échanges avec les principaux acteurs nationaux du logement. Plusieurs rendez-vous sont programmés avec Emmanuelle Cosse, présidente de l’USH et sa direction générale, Nadia Bouyet, directrice générale d’Action Logement, Antoine Saintoyant, président de la Banque des Territoires, ainsi qu’avec Anne-Claire Mialot, directrice générale de l’ANRU.

Ces rencontres sont l’occasion de porter une même exigence : remettre les moyens publics et l’investissement au cœur de la politique du logement. Dans le document présenté par la Coopérative, le logement social est défendu comme « une partie essentielle de la solution », à condition de produire suffisamment de logements pour répondre aux besoins.

Parmi les propositions mises en avant figure l’objectif de 200 000 logements sociaux produits ou réhabilités chaque année, accompagné d’un soutien pluriannuel au secteur HLM, de la suppression de la réduction de loyer de solidarité (RLS), du renforcement du Fonds national des aides à la pierre et d’un soutien accru aux logements PLAI. La Coopérative défend également le maintien de l’objectif de 25 % de logements sociaux prévu par la loi SRU, avec un objectif porté à 30 % dans les territoires urbains particulièrement tendus.

La délégation entend également faire de la rénovation énergétique une priorité sociale et écologique, avec un plan de rénovation globale de 700 000 logements par an, et porter un ANRU 3 à la hauteur des besoins, doté d’au moins 10 milliards d’euros. La rénovation urbaine doit, selon le texte, concerner non seulement les logements, mais aussi les écoles, les transports, la santé, les commerces, les équipements publics et les espaces verts.

À Bordeaux, les élus de la Coopérative veulent ainsi faire entendre la voix des collectivités confrontées chaque jour aux difficultés de leurs habitants : attente d’un logement, hausse des loyers, précarité énergétique, habitat dégradé ou encore manque de moyens pour construire et rénover. Leur démarche s’inscrit dans la volonté de construire un nouveau pacte national pour le logement, donnant aux collectivités les moyens d’agir, aux organismes HLM les capacités d’investir durablement et aux habitants de véritables droits de participation.

Au congrès de l’USH, cette mobilisation entend donc replacer le droit au logement au cœur du débat national et rappeler le rôle des élus locaux dans sa mise en œuvre concrète.

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