La Coopérative était présente en nombre au Campus de formation des élu·e·s organisé par le Cidefe à Toulouse. Avec près de 250 élu·e·s, dont plus de 40 % de nouveaux élu·e·s, venu·e·s de 47 départements, ce Campus a été marqué par le plaisir de nous retrouver, d’échanger et de nous former ensemble, autour de nos valeurs et de nos pratiques. Une nouvelle génération d’élu·e·s s’affirme, au sein d’un réseau qui se féminise et se rajeunit.
Deux grands enjeux ont particulièrement marqué ces trois journées et vont profondément questionner l’exercice de nos mandats : le lien social et le climat.








Concernant le lien social, avec Fanny Castaignède, maire de Boulazac-Isle-Manoire, autour de la démarche « Faire ensemble pour mieux vivre ensemble », nous avons constaté la prédominance croissante du « moi » sur le « nous ». Face à cette évolution, une conviction s’impose : le vivre-ensemble doit se construire par le bas, en étant davantage à l’écoute, en acceptant les colères et les conflits, et surtout en allant à la rencontre des oublié·e·s et des invisibles.
Concernant le climat, avec Mehadée Bernard, présidente du Grand-Orly Seine Bièvre, et Vincent Bouget, maire de Nîmes, nous avons rappelé l’inéluctabilité du réchauffement climatique et notre responsabilité d’élu·e·s : planifier à la fois l’atténuation et l’adaptation. La lutte des classes est aussi climatique et nous invite à inventer, dans nos territoires et à l’échelle intercommunale, une véritable écologie populaire.
Nous avons également ouvert ces trois journées en écoutant les attentes des Françaises et des Français envers leurs maires, avec Laurent Péréa, maire de Saint-Capraise-de-Lalinde et président de la Communauté de communes Bastides Dordogne-Périgord, Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory, et Sylvain André, maire de Cendras.
Les échanges ont fait émerger des exigences fortes : lutter contre l’égoïsme qui gagne les cœurs, construire une relation d’égal à égal entre élu·e·s et citoyen·ne·s, établir une relation de confiance, favoriser l’apaisement et la cohésion sociale, faire du maire un véritable animateur du bien-vivre ensemble, mais aussi savoir dire la vérité dans une période de disette budgétaire.
Le droit de vote des résident·e·s étranger·ère·s aux élections locales a été réaffirmé avec force dans les débats. La démocratie intercommunale, la création d’une réserve citoyenne locale ou encore de nouvelles formes de participation ont également nourri nos réflexions. L’avenir est dans le récit politique, y compris à l’échelle locale.
Les plénières nous ont permis de penser nos villes et nos villages comme des territoires du sensible, où comptent la parole et les regards, les rires et les joies, mais aussi les larmes, l’écoute et l’attention.
Des territoires stratèges, capables de planifier l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. Des territoires stratèges aussi en matière de souveraineté, par la maîtrise des biens communs pour agir concrètement sur le pouvoir d’achat et le pouvoir d’agir : énergie, alimentation, logement…
Les ateliers consacrés aux transports, à l’éducation, à la communication à l’ère des réseaux sociaux, à la prise de parole en public et à l’intelligence collective ont complété ces réflexions et permis à chacune et chacun de repartir avec de nouveaux outils.
Notre réseau sort enrichi de ces rencontres. Plusieurs thèmes émergent déjà pour la suite : le lien social et ses évolutions, les politiques liées au vieillissement, le logement, la communication et les réseaux sociaux, ainsi que l’intelligence collective.
Un grand merci à toutes et tous pour ces échanges, ces débats et ces moments partagés.
Bonne rentrée scolaire à toutes et tous !
Et à très vite à la Fête de l’Humanité !








