Pour cette dernière journée du Congrès de l’AMF, les échanges ont été denses et déterminants. Autour de Dénis Öztorun, vice-président de l’Association des Maires de France et élu de la Coop, un message clair s’est imposé : les communes doivent retrouver les moyens d’agir.
❗ PLF 2026 : inquiétudes et alertes en séance plénière
Nos élu·e·s ont rappelé les effets inquiétants du Projet de loi de finances 2026 :
- Moins de moyens pour les communes
- Plus de prélèvements
- Et une incertitude croissante pour construire les budgets locaux

Gilles Leproust le maire d’Allonnes et président de Ville et banlieues, face au président du Sénat a dénoncé la logique de désengagement de l’état sur les collectivités en matière de responsabilité et de budget. Un glissement dangereux vers la défaillance de l’Etat et une décentralisation libérale au service de la compétitivité.
L’austérité n’est pas une fatalité : c’est un choix politique. Face à ce constat, nous avons défendu trois orientations fortes :
1️⃣ Changer les priorités, en récupérant notamment les recettes abandonnées dans les nombreux cadeaux fiscaux aux grandes entreprises.
2️⃣ Rendre aux communes une véritable autonomie financière, en particulier sur la fiscalité économique.
3️⃣ Relancer l’investissement local grâce à des emprunts à taux zéro — un outil qui a déjà existé avant 1973 et qui pourrait à nouveau soutenir les territoires.
Les communes en première ligne, sans les moyens correspondants
Les collectivités portent 70 % de l’investissement public civil. Les affaiblir, c’est ralentir toute l’économie.
Et pourtant, elles doivent assumer de plus en plus de responsabilités régaliennes — santé, sécurité, gestion des crises — face à un État qui se retire :
➡️ +1,5 milliard d’euros de charges nouvelles
➡️ 7 milliards de ressources en moins dans le PLF 2026
➡️ Alors que les collectivités ne représentent que 9 % de la dette nationale
Une résolution finale profondément modifiée
À l’issue des débats, la résolution finale de l’AMF a été largement revue, intégrant explicitement la responsabilité de l’État dans l’exercice de ses compétences régaliennes — qu’il s’agisse de la sécurité, de la santé, de la justice ou encore de l’armée.
L’État doit assumer son rôle, et cesser de transférer aux communes des missions qu’il n’accompagne plus.









