Droit aux transports : Aubagne menacée, le Valenciennois ouvre la voie de la gratuité

À Aubagne et dans le Valenciennois, la gratuité des transports revient au centre du débat public. Mais dans des directions opposées. Dans les Bouches-du-Rhône, elle est menacée au nom des contraintes budgétaires. Dans le Nord, des élu·e·s communistes participent à sa mise en œuvre pour répondre à la hausse du prix des carburants.

À Aubagne, dix-sept années de gratuité pourraient prendre fin. Mise en place en 2009 par l’ancienne communauté d’agglomération, alors dirigée par les communistes, la mesure concerne aujourd’hui un bassin de 110 000 habitant·e·s. Le président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Nicolas Isnard (LR), veut soumettre sa suppression au vote le 15 octobre. La collectivité cherche 53 millions d’euros pour équilibrer son budget.

La décision provoque une mobilisation locale. Selon La Marseillaise, associations, syndicats et élu·e·s se mobilisent pour le maintien de la gratuité. La nouvelle municipalité conduite par Jean-Pierre Squillari, élu maire d’Aubagne en mars 2026, soutient cette contestation. Les opposant·e·s interrogent aussi les économies attendues, alors que le retour à la tarification nécessiterait d’équiper un réseau aujourd’hui dépourvu de dispositifs de paiement.

Amortir les hausses de carburant pour les ménages

Dans le Valenciennois, le choix est inverse. Du 1er octobre au 31 décembre 2026, tramways, bus et transports à la demande du réseau Transvilles seront gratuits. Derrière cette décision prise par Valenciennes Métropole, La Porte du Hainaut et le SIMOUV, les communistes occupent une place dans la gouvernance du dispositif. Aymeric Robin, maire communiste de Raismes, préside La Porte du Hainaut, tandis qu’Arnaud Bavay, maire d’Hordain et premier vice-président de l’agglomération, préside le SIMOUV, autorité organisatrice des mobilités.

La mesure coûtera 720 000 euros pour trois mois, répartis entre les trois collectivités. Elle vise à amortir pour les ménages les conséquences de la hausse des carburants. « De cette manière, nous touchons tout le monde », explique Arnaud Bavay à VA Infos. Le SIMOUV entend également mesurer l’évolution de la fréquentation afin d’alimenter la réflexion sur la suite.

• En savoir plus sur le site de La Porte du Hainaut

• Signer la pétition de la ville d’Aubagne contre la fin de la gratuité

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