Les 29 et 30 décembre, la Coop était invitée au meeting de clôture de la 34ᵉ édition de la Fête de l’Humanité Bretagne. À cent jours des municipales, dans une France abîmée, esquintée mais jamais résignée, nous y avons porté une conviction forte : la commune reste le premier rempart démocratique, social et écologique du pays.
Cette Fête fut l’occasion d’un grand temps d’échanges avec des élues et élus des quatre départements bretons — communistes et républicains — qui font vivre la commune avec résistance, audace et offensive, et contribuent au développement de notre association.

De Morlaix à Lanester, de Guingamp à Rennes, partout s’affirment des combats exemplaires :
- Dans le Finistère, la bataille du droit au transport avec la gratuité à Morlaix ouvre un horizon concret pour une mobilité accessible à toutes et tous.
- Dans les Côtes-d’Armor, 52 communes du pays guingampais ont voté un plan d’urgence pour la santé, affirmant que l’abandon territorial n’est pas une fatalité.
- Dans le Morbihan, à Lanester, se poursuit le travail pour garantir le droit à vivre dignement le Grand Âge.
- En Ille-et-Vilaine, la défense du droit à l’eau et à l’alimentation, biens communs de l’humanité, irrigue les luttes du pays rennais jusqu’à Pont-Péan.
- Et partout en Bretagne, de nombreuses municipalités s’engagent pour le respect du droit international et la solidarité avec le peuple palestinien, à travers des jumelages avec les camps de réfugiés, aux côtés de l’AJPF.
La Fête a également rendu un hommage vibrant à Joséphine Pencalet, ouvrière des Penn Sardines de Douarnenez, élue conseillère municipale en 1925 sur une liste du Parti communiste français — à une époque où le vote des femmes restait interdit. Une figure qui rappelle que l’histoire municipale est aussi une histoire d’émancipation et de courage.
Autre enjeu majeur : le monde agricole. Son rôle décisif pour l’avenir de la planète et de l’humanité doit être remis en lumière, à l’heure où les tensions avec l’extrême droite révèlent les fractures profondes sur l’alimentation, la souveraineté et les modèles de production.
Car sans communes fortes, actrices de la transformation sociale, écologique et démocratique, la République perd sa saveur. Comme l’a résumé avec justesse Philippe Rio le président de la Coop à la tribune du meeting : « La République sans commune, c’est comme du beurre sans sel : c’est fade ! »














