La culture n’est pas un sujet secondaire des politiques publiques. Elle constitue l’un des fondements de la vie démocratique, un espace de partage des connaissances, de confrontation des idées et de construction de l’esprit critique. À l’heure où les fractures sociales se creusent, où les logiques marchandes gagnent du terrain et où les discours de rejet et d’exclusion progressent, l’accès de toutes et tous à la création, aux arts et aux savoirs devient un enjeu de premier ordre.
Pourtant, les signaux venus des territoires sont préoccupants. Les réductions de crédits se multiplient, fragilisant les associations, les équipes artistiques, les événements culturels et de nombreux équipements de proximité. Dans bien des collectivités, maintenir l’ambition culturelle devient un défi quotidien alors même que les habitants expriment un besoin croissant de lieux de rencontre, d’expression et d’émancipation.
Cette situation n’est pas neutre. Lorsque l’investissement public recule, d’autres acteurs occupent le terrain : les grands groupes qui concentrent toujours davantage les moyens de production et de diffusion culturelles, mais aussi les courants réactionnaires qui cherchent à imposer leurs visions du monde en s’attaquant à la liberté de création, à la diversité des expressions artistiques et au pluralisme culturel.
L’extrême droite mène une offensive culturelle qui vise à imposer une vision identitaire de la société, en remettant en cause la liberté de création, la diversité artistique et le pluralisme. En s’attaquant aux artistes, aux bibliothèques, aux festivals ou aux lieux culturels, elle cherche à affaiblir les espaces de débat et d’émancipation. Résister à ces attaques, c’est défendre la pluralité et l’égalité, l’esprit critique et les valeurs d’égalité et de fraternité qui fondent notre République.
Face à ces évolutions, les élus communistes et républicains ont une responsabilité particulière. Ils portent l’idée que la culture est un droit pour chacune et chacun, et non un privilège réservé à quelques-uns. Ils défendent une action publique qui favorise l’émancipation, l’égalité d’accès aux œuvres, le soutien à la création et le développement des pratiques culturelles sur l’ensemble du territoire.
La Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) est une « ligne de front » pour faire avancer les politiques publiques des arts et de la culture. Les élus communistes et progressistes y ont historiquement apporté une contribution déterminante. Plus que jamais, nous avons besoin d’un réseau fort capable de fédérer les collectivités, de porter leurs revendications auprès de l’État, de partager les expériences locales et de défendre une vision ambitieuse des politiques culturelles.
Les années qui viennent seront décisives. Pour préserver la diversité culturelle, garantir la liberté de création et faire vivre une République qui rassemble, nous devons renforcer nos coopérations et nos outils collectifs. L’adhésion de nos collectivités à la FNCC participe pleinement de cette démarche.
Faire vivre la culture comme bien commun, soutenir celles et ceux qui la créent et la transmettent, résister aux logiques de marchandisation comme aux offensives idéologiques : c’est défendre notre démocratie et cela mérite toute notre mobilisation.
Plus d’info : https://www.fncc.fr/








