Le 27 septembre prochain, 178 des 348 sièges du Sénat seront renouvelés. Quelques mois après les élections municipales, ce scrutin constitue un rendez-vous majeur pour les élu·es locaux : maires et délégué·es des conseils municipaux représentent plus de 95 % des grands électeurs appelés à désigner les sénatrices et sénateurs.
L’enjeu dépasse largement la seule composition de la Haute Assemblée. Dans une période marquée par la montée de l’extrême droite, la fragilisation des services publics et les difficultés croissantes rencontrées par les collectivités, le Sénat demeure un lieu essentiel du débat démocratique. Pour la gauche et les communistes, il doit rester un espace de résistance et de construction, permettant de défendre une République fondée sur l’égalité, la solidarité et la démocratie de proximité.
Face à l’extrême droite, il est essentiel de faire vivre une autre conception de la République : une République qui protège, qui émancipe et qui garantit les mêmes droits partout. La présence de sénatrices et sénateurs progressistes permet de porter cette voix au Parlement, mais aussi de relayer les réalités vécues dans les communes et les départements.
178 sénatrices et sénateurs élus le 27 septembre
Les sénatrices et sénateurs sont élus pour six ans au suffrage universel indirect. Le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans. En 2026, c’est la série 2 qui est concernée.
Le scrutin aura lieu dimanche 27 septembre, après le dépôt des candidatures du 7 au 11 septembre. Les nouveaux mandats débuteront le 1er octobre.
93 469 grands électeurs sont appelés à participer au scrutin, dont 88 937 délégué·es des conseils municipaux. Le vote est obligatoire.
Sont concernés 63 départements, de l’Ain à l’Indre puis du Bas-Rhin au Territoire de Belfort, à l’exception des départements d’Île-de-France. S’y ajoutent la Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna, la Polynésie française ainsi que six sièges représentant les Français établis hors de France.
Conforter une voix communiste et républicaine au Sénat
Le groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste – Kanaky (CRCE-K) compte aujourd’hui 18 membres. Quatre sénatrices et sénateurs communistes sont directement concernés par ce renouvellement : Jérémy Bacchi dans les Bouches-du-Rhône, Gérard Lahellec dans les Côtes-d’Armor, Marie-Claude Varaillas en Dordogne et Céline Brulin en Seine-Maritime.
Pour Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K, ces candidatures portent une même ambition : « continuer à porter ces idées », celles d’une gauche attachée aux services publics, aux solidarités et à l’égalité des territoires. Car, rappelle-t-elle, « c’est aussi le pluralisme de notre République et de notre démocratie ».
La présidente du groupe souligne également l’ancrage territorial des sénatrices et sénateurs communistes et républicains : « ils ont fait le travail dans leur département ». Une dimension essentielle du mandat sénatorial, qui consiste à maintenir un lien permanent avec les collectivités et leurs élu·es.
Défendre les communes et les services publics
Écoles, crèches, transports, logement, culture, sport, action sociale : les collectivités sont au cœur de la vie quotidienne et souvent le premier rempart face aux difficultés sociales. Dans les mois qui viennent, elles seront aussi directement confrontées aux choix qui seront faits dans le cadre du budget 2027. Les arbitrages qui se dessineront pèseront sur leur capacité à agir, notamment dans le sport et la culture, dans les territoires ruraux comme dans les quartiers populaires, où les services publics et les politiques de proximité jouent un rôle essentiel.
Cette bataille budgétaire s’inscrira dans un calendrier législatif et politique particulièrement sensible, à l’approche de l’élection présidentielle. Dans un contexte où peut s’ouvrir une séquence de nouvelles offensives réactionnaires et de remise en cause des droits sociaux, des libertés publiques et des solidarités, la présence d’une gauche combative au Sénat sera déterminante. Les sénatrices et sénateurs communistes porteront ainsi la voix des collectivités face aux choix d’austérité, défendront leurs moyens d’action et feront du Parlement un point d’appui pour résister aux reculs sociaux et démocratiques.
Les enjeux environnementaux sont eux aussi devenus indissociables de l’avenir des territoires. Face à la multiplication des inondations, des incendies, des épisodes de sécheresse ou des phénomènes climatiques extrêmes, les collectivités sont en première ligne. La prévention des sinistres, l’adaptation au changement climatique et la protection des populations nécessitent des moyens durables et une véritable politique nationale, à la hauteur des besoins des communes.
Cette exigence doit aller de pair avec une politique de réindustrialisation fondée sur la maîtrise publique, l’emploi et la transition écologique. Réindustrialiser les territoires, relocaliser les productions et développer les filières industrielles nécessaires à la transition doivent permettre de créer des emplois et de renforcer les capacités de production du pays, tout en répondant aux impératifs environnementaux. Là encore, les collectivités doivent disposer des moyens et des outils pour être pleinement actrices de ces transformations.
Les sénatrices et sénateurs communistes et républicains portent au Parlement cette réalité concrète. Ils défendent les moyens d’action des communes, leur autonomie, les services publics, les politiques de solidarité et une transition écologique juste. Ils transforment les préoccupations des territoires en propositions de loi, en amendements et en interventions parlementaires.
Le 27 septembre, les grands électeurs participeront donc à un choix qui engage bien plus que la seule composition du Sénat. Il s’agit de faire vivre une voix de gauche, populaire et républicaine dans la Haute Assemblée, de défendre les collectivités et de faire du Sénat un lieu de résistance aux politiques qui fragilisent les territoires comme aux idées de l’extrême droite.
Faire entendre la voix des territoires, défendre les communes, les services publics et l’environnement : c’est aussi faire vivre le pluralisme et la démocratie.








