Face au trafic de drogue, Michèle Picard refuse de baisser les bras. Dans un courrier daté du 1er septembre, la maire de Vénissieux a adressé un courrier à Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, pour exiger le déploiement d’un dispositif policier à la hauteur des enjeux autour du boulevard Ambroise‑Croizat. La présence permanente de dealers, l’installation de canapés sur l’espace public, des guetteurs à proximité de la mairie et du commissariat, ainsi que des fusillades fin juillet, témoignent d’une situation sécuritaire préoccupante.
Dans sa lettre, l’élue souligne que « le travail accompli ne fait plus reculer le trafic », malgré la mobilisation des forces de l’ordre, la vidéosurveillance, la police municipale et les partenariats avec la justice. Elle insiste sur l’urgence « d’allouer des moyens à la hauteur des enjeux nationaux » .
Inspirée par l’exemple du quartier du Tonkin à Villeurbanne, qui bénéficie depuis 2024 d’une présence quotidienne de CRS puis d’une brigade spécialisée (BST), elle demande qu’un dispositif similaire soit instauré à Vénissieux. Michèle Picard se dit par ailleurs prête à collaborer à des solutions de prévention pour les jeunes recruté·e·s par les réseaux de trafic









