Piscine éphémère gratuite, colonies municipales, nuits sous les étoiles, bibliothèques sur la plage, départs à la mer ou centaines d’activités gratuites dans les quartiers… Cet été, plusieurs municipalités communistes ont multiplié les initiatives pour que les vacances ne soient pas réservées à celles et ceux qui pouvaient partir. Une manière très concrète de faire vivre le droit aux vacances, 90 ans après les congés payés.
Bonneuil : une colonie de vacances… qui appartient toujours à la Ville
À Bonneuil-sur-Marne, le droit aux vacances a pris une forme particulièrement concrète. La Ville, propriétaire depuis 1951 de son propre centre municipal, le centre Sarah-Arlès à Cezais, en Vendée, a permis à plus de 300 Bonneuillois de bénéficier des différents séjours proposés à des tarifs adaptés.
Les enfants de 6 à 14 ans sont partis à Cezais, tandis que les 12-17 ans ont notamment pu découvrir La Rochelle et les Francofolies ou séjourner à Agde. Familles et retraité·es ont eux aussi bénéficié de séjours municipaux. Un patrimoine public qui s’est ainsi affirmé comme un véritable outil de politique sociale et d’éducation populaire.
Grigny : une piscine gratuite pour apprendre à nager
À Grigny, la municipalité a installé une véritable piscine éphémère au sein de la Halle sportive des Chaulais.
L’idée n’était pas seulement d’offrir un peu de fraîcheur. Chaque matin, le bassin était réservé au dispositif « Savoir nager », afin que les enfants puissent se familiariser avec l’eau et apprendre à nager dans des conditions sécurisées. À partir de 14 h 30, la piscine devenait accessible gratuitement à toutes et tous
Le succès a été au rendez-vous : plus de 4 000 personnes avaient déjà fréquenté Grigny Plage avant sa fermeture, le 25 août. Une initiative à la croisée du droit aux loisirs, de la prévention des noyades et de l’adaptation aux étés de plus en plus chauds.
Dieppe : la plage est devenue un espace culturel et éducatif
À Dieppe, avoir la mer à quelques mètres ne signifiait pas que tout le monde pouvait en profiter de la même manière. La municipalité a donc mobilisé le front de mer comme un véritable espace public de vacances.
Tout l’été, La Belle Saison y a mêlé loisirs, culture et découverte : ateliers de sensibilisation à l’environnement, jeux, activités pour les enfants ou encore opération « Lire à la plage », avec sa bibliothèque installée face à la mer et accessible gratuitement de 11 heures à 19 heures. La Ville a également maintenu ses dispositifs d’accompagnement à la mer et d’accessibilité à la baignade.Dieppe a également accueilli, le 8 août, la 32e Journée pour le droit aux vacances organisée par les communistes de l’Oise : 700 personnes ont rejoint la ville en douze cars pour une journée à la mer, souvent l’une des rares sorties estivales de certaines familles.
Bagneux : dormir au centre de loisirs, partir au Portugal ou passer une journée à la mer
À Bagneux, les accueils de loisirs ont eux aussi cherché à sortir du quotidien. Les enfants de plusieurs centres ont notamment participé à une nuitée intercentre, une première expérience de départ qui leur a permis de dormir ailleurs, de gagner en autonomie et de découvrir la vie collective.
En parallèle, grâce au partenariat avec Vacances Voyages Loisirs, des enfants et des jeunes sont partis à La Trinité-sur-Mer, en Dordogne ou encore au Portugal. Des journées à la mer ont également été organisées pour les familles.
De Martigues à Méricourt en passant par Boulazac-Isle-Manoire, un même choix : faire de l’été un temps pour toutes et tous
D’autres collectivités ont décliné cette même ambition sous des formes très différentes. À Martigues, le « Bel Été martégal » a proposé tout au long de la saison une très large programmation gratuite : cinéma en plein air, concerts, fêtes de quartier, animations culturelles et activités en bord de mer. À Boulazac Isle Manoire, la plaine de Lamoura est devenue l’un des lieux de rendez-vous de l’été, avec notamment plusieurs séances de cinéma en plein air et des activités sportives et de pleine nature proposées à des tarifs très accessibles. Dans le Pas-de-Calais, Méricourt a de son côté organisé plusieurs rendez-vous « Nos Quartiers d’été », mêlant spectacles, ateliers et animations au cœur des quartiers, ainsi qu’une sortie à la mer au mois de juillet.

Les vacances, les loisirs, la culture, le sport et le départ ne sont pas des suppléments réservés à celles et ceux qui en ont les moyens. Ils participent pleinement du droit à une vie digne et à l’émancipation. Quatre-vingt-dix ans après 1936, ce combat reste d’une brûlante actualité.








