Dans une tribune publiée par Le Télégramme, Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne du groupe des élu·es communistes et progressistes, appelle à la nationalisation d’ArcelorMittal France. Elle établit un parallèle avec la décision prise au Royaume-Uni de nationaliser British Steel et défend la nécessité de préserver une capacité nationale de production d’acier.
Son argumentation met notamment en avant les conséquences concrètes pour la Bretagne. Selon l’élue, la filière des produits de la mer représente plus de 4 000 emplois en Cornouaille et dépend directement de l’acier produit à Dunkerque puis transformé notamment à Basse-Indre, près de Nantes, avant d’être utilisé par les conserveries. Elle cite en particulier les boîtes destinées aux sardines et souligne ainsi les liens entre politique industrielle, emplois locaux et souveraineté alimentaire.
Cette prise de position intervient alors qu’une proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France a été adoptée en deuxième lecture par l’Assemblée nationale le 11 juin 2026. Le texte prévoit le transfert de la société à l’État et la création d’une commission chargée d’en déterminer la valeur d’acquisition.
Pour Gladys Grelaud, le devenir d’ArcelorMittal dépasse donc les seuls sites sidérurgiques : « sauver l’acier français », c’est aussi, selon elle, protéger des filières industrielles et agroalimentaires implantées dans les territoires bretons.








