Denis Öztorun, maire de Bonneuil et vice-président de l’AMF : réunir le peuple, combattre l’extrême droite

Une victoire historique qui permet de regarder l’avenir… Après une campagne menée tambour battant, Denis Öztorun a été réélu maire PCF de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne) dès le premier tour de l’élection municipale. Cette victoire représente une double satisfaction pour l’élu, qui faisait face à trois listes concurrent·e·s ce 15 mars 2026 avec sa liste « L’Audace en commun ». Elle s’inscrit dans la continuité d’un travail engagé et d’un projet consolidé : la majorité municipale s’est appuyée sur un bilan important et sur la crédibilité d’un programme qui invite à poursuivre les transformations, largement présenté l’an dernier à la population dans un projet de ville devenu document de référence, dans lequel le maire partage une vision de son territoire et de ses enjeux à l’horizon 2035.

La dignité pour boussole

Dans ce prolongement, ce nouveau mandat est placé sous le signe d’une valeur cardinale, qui irrigue l’ensemble des politiques publiques, dans une ville qui s’est choisi pour signature « L’audace de la dignité ». Dignité dans le logement et les conditions de vie, avec des combats à mener face aux difficultés rencontrées par les bailleurs et les locataires. Dignité dans l’accès à la santé, au sport et à la culture, en créant les conditions de l’émancipation. Dignité dans l’exercice d’une citoyenneté active, avec « la volonté de mobiliser les habitant·e·s pour décider, agir ensemble et se réapproprier les questions politiques », souligne le maire de Bonneuil, qui aime à présenter sa ville comme une « université populaire à ciel ouvert », où chacun·e apprend et chacun·e reçoit. Dignité, enfin, à travers des services publics accessibles et de qualité.

Pour traduire concrètement cette ambition, la municipalité lancera des états généraux du service public local, afin de définir, avec la population et les agent·e·s, les priorités d’action. Un nouvel hôtel de ville est également programmé pour ce mandat 2026-2032.

Dans le même temps, cette orientation locale s’inscrit dans une lecture plus large du contexte politique. Face à la montée de la droite et de l’extrême droite dans les ruralités, les petites villes et les villes moyennes, l’élu constate que la gauche recule dès lors qu’elle se divise ou ne répond plus aux besoins essentiels. Pour renouer avec les catégories populaires, Denis Öztorun promeut une pratique politique ancrée dans la proximité, le dialogue et la responsabilité, qui passe par l’action communale.

Comme vice-président de l’Association des maires de France (AMF), il défend ainsi l’idée de faire des communes « des points de résistance républicaine. Des lieux où l’on protège, où l’on agit concrètement, où l’on redonne de l’espoir ». Pour y parvenir, « il faut écouter, douter, ajuster chaque projet en partant toujours des besoins réels. Notre boussole doit être la protection des habitant·e·s et l’audace de la dignité ». Une ambition qu’il entend continuer de porter au sein de l’AMF et qui relève, pour lui, de la responsabilité de tous les maires progressistes face à la fascisation ambiante.

Dans cette logique d’action concrète, Denis Öztorun a également obtenu, au sein de l’Association des maires, la création d’un groupe de travail réunissant les 3 500 collectivités françaises disposant d’un port fluvial. Une initiative cohérente pour le maire d’une ville qui compte le deuxième port d’Île-de-France et se bat pour développer son projet autour du transport multimodal. Plus largement, l’objectif est de porter la question clé de l’aménagement du territoire en vue d’une décarbonation des transports et d’une réindustrialisation du pays, indispensables pour répondre aux enjeux climatiques, et qui permettraient un développement des territoires ainsi que des rééquilibrages nécessaires en matière économique et de bassins d’emploi et de vie.

La commune, un rempart

Dans ce contexte, alors qu’est annoncé un nouvel acte de décentralisation par le Premier ministre Sébastien Lecornu, Denis Öztorun entend défendre le rôle et les moyens des communes. Pour lui, celles-ci constituent un échelon indispensable de la démocratie et doivent conserver leur capacité d’initiative face aux crises sociales, environnementales et institutionnelles. Un combat qu’il entend porter à l’échelle nationale à travers ses responsabilités de vice-président de l’Association des maires de France, « pas auprès, mais avec le président de l’AMF », comme il l’a souligné avec malice au micro de Sud Radio le 30 mars.

Dans ce cadre, la présence des élu·e·s communistes à l’AMF apparaît déterminante, puisqu’il s’agit de la première association du bloc communal, principal espace de dialogue politique entre les élu·e·s locaux et l’État, et première source d’ingénierie locale. À l’issue des municipales 2026, l’AMF se retrouve d’ailleurs au cœur du débat politique, avec les prétentions du président actuel, qui entend être le trait d’union entre la droite dure et l’extrême droite par le biais des exécutifs locaux.

Face à ces évolutions, Denis Öztorun et les élu·e·s communistes au sein de l’AMF entendent faire front et entraîner l’ensemble de la gauche sur des lignes de résistance : santé publique locale, soutien aux ruralités, développement des finances publiques, continuum de sécurité publique face au tout-répressif, opposition à la militarisation des élu·e·s locaux, justice pour la Palestine… Autant d’enjeux qui donneront lieu à des débats nourris lors du Congrès des maires de France, fin novembre à Paris.

Photo ©Ville de Bonneuil-sur-Marne Fabien Noailles

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