À l’occasion du Congrès des maires 2025, la Coop des élu·es tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : depuis vingt ans, l’État se désengage massivement des territoires. Fermetures d’écoles, de classes, de bureaux de poste, de gares, de maternités, d’urgences hospitalières, disparition des trésoreries… Au total, 82 milliards d’euros ont été retirés aux communes en deux décennies.
Pendant que l’État abandonne, les élu·es locaux et locales tiennent la barre, comme ils l’ont fait pendant la crise sanitaire ou face aux déserts médicaux. À tel point que de nombreuses communes financent désormais des missions qui relèvent normalement de l’État : hébergement d’urgence, police nationale, services déconcentrés…
Dans le même temps, l’autonomie financière est fragilisée : suppression de la taxe d’habitation, réduction des ressources foncières, généralisation des appels à projets qui mettent les collectivités en concurrence et restreignent les marges de décision locales. En 2025, l’État a ponctionné 5 milliards d’euros aux collectivités ; 8 milliards sont annoncés pour 2026.
Face à cette situation, la Coop des élu·es porte une exigence claire : un nouvel acte de décentralisation progressiste, fondé sur la justice fiscale et une sécurisation durable des finances locales.
Alors que seuls 1 800 foyers fiscaux seraient concernés, une taxe plancher sur la fortune pourrait rapporter 20 milliards d’euros par an, soit exactement ce qu’il faut pour redresser les comptes de l’État… sans affaiblir les communes.
À moins de six mois des municipales, le message est clair : affaiblir les collectivités, c’est affaiblir la démocratie. Les élu·es locaux·ales réclament non des privilèges, mais les moyens d’assurer un service public de qualité, au plus près des habitants.









