Alors que la France s’installe dans un climat de surenchère militaire et de discours anxiogènes, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE-K proposent une autre voie : mettre fin aux profits exceptionnels de l’industrie de l’armement et réorienter ces ressources vers les priorités sociales.
Dans un contexte où les géants du secteur – Dassault, Thales, Safran, Airbus Defense, Naval Group, Nexter, Arquus – voient leurs bénéfices et leurs commandes exploser, la proposition de loi n°150 entend fiscaliser les rentes de guerre. Elle prévoit une contribution additionnelle sur les bénéfices, une surtaxe sur les transactions financières liées à leurs titres, et un prélèvement annuel sur les plus-values latentes.
Une mesure de justice fiscale et démocratique, alors même que le gouvernement exige 7,1 milliards d’euros d’économies à la Sécurité sociale tout en augmentant de 6,7 milliards le budget des armées.
L’objectif : financer l’économie de la paix, du savoir, de la santé, du logement, plutôt qu’un modèle fondé sur la militarisation et le capitalisme de guerre.
La Coop des élu·e·s relaie cette initiative qui ouvre un horizon alternatif : celui d’un investissement massif dans les besoins humains essentiels, pour reconstruire un avenir de progrès social et de sécurité réelle.









