Cette semaine se tiennent à Nantes les Biennales Internationales du Spectacle (BIS), consacrées à la crise autour de la Culture, un rendez-vous incontournable des professionnels du spectacle vivant.
C’est l’occasion de réaffirmer que l’Art et la culture occupent une place profondément politique dans notre société, reflétant l’état et la vitalité démocratique, qu’il s’agisse de s’émanciper individuellement ou de faire société commune. La Culture et l’Art ont vocation à susciter des réactions, provoquer des réflexions, du débat, émanciper la pensée. C’est précisément pour cette raison que la création artistique nécessite un espace de liberté réel et garanti, lui permettant de se développer sans contraintes. Pourtant, la liberté de création et de diffusion sont aujourd’hui fragilisées par des choix politiques et économiques, dans un climat de pression sur les acteurs culturels : ingérences, censure et autocensure…
Comme le souligne l’Observatoire des Politiques Culturelles (OPC), les coupes budgétaires successives et les décisions de baisses des budgets culturels (et/ou sportifs) peuvent atteindre 100% des contributions aux budgets généraux. Les logiques d’économie et de censure mettent en première ligne les communes, comme espaces de résistance et d’innovation, pour défendre la création, la diffusion et l’accès à la culture. Elles assurent aujourd’hui 81% des dépenses culturelles des collectivités, contre 11% pour les départements et 7% pour les régions. C’est ce que défendent de nombreux élus, comme Aymeric Seassau, adjoint à la culture de Nantes (44), où l’on maintient des propositions culturelles malgré un contexte de double-peine : une chute des budgets particulièrement brutale en Pays de la Loire et des pressions sur les programmations.
Alexie Lorca, Vice-Présidente à la Culture de Est Ensemble, adjointe au maire de Montreuil (93) et Vice-Présidente de la Fédération Nationale des Collectivités pour la Culture (FNCC) interviendra aux BIS en ce sens. Elle y défendra la reconnaissance de la Culture comme compétence essentielle et structurante des collectivités, avec délégation d’autorité et de moyens de la part de l’Etat. Ce n’est qu’à cette condition que les acteurs culturels retrouveront un espace préservé, propice à la liberté de création, la défense du patrimoine, la diversité des expressions et leur rôle éducatif et social.
La Coopérative des Elu.e.s lutte pour la création d’une véritable compétence des collectivités dans le domaine culturel et œuvre pour mettre en place des espaces de libertés garantis pour la création, dans une bataille idéologique contre l’extrême droite et les logiques économiques.









